La Cause McKenzie
Philomène McKenzie — Défendre le territoire, soutenir les familles
Bien avant la judiciarisation de la Cause McKenzie, Philomène McKenzie était engagée dans la défense des territoires ancestraux.
Mère de clan, chasseuse, pêcheuse et trappeuse, Philomène participait aux mobilisations pour protéger son territoire ancestral, mais aussi pour soutenir d’autres familles innues lorsque leurs territoires étaient menacés.
Son engagement s’inscrivait dans une responsabilité transmise par ses ancêtres : protéger le territoire et préserver pour les générations futures le « Titre aborigène de la bande traditionnelle de la rivière Mishtashipu (Moisie) ».
Au début des années 1990, Philomène participe notamment aux mobilisations entourant l’opposition au projet hydroélectrique Sainte-Marguerite-3 (SM-3). À Maliotenam, cette opposition était déjà fortement organisée : la Coalition pour Nitassinan s’opposait au barrage et une barricade a notamment été maintenue en décembre 1992 sous la présence d’observateurs de Peace Brigades International.
Lors d’une de ces mobilisations, Philomène est blessée au cours d’une intervention particulièrement violente. Cet événement marque un tournant dans la manière de poursuivre son combat.
30 décembre 1996 — La défense du territoire se poursuit devant les tribunaux
Le 30 décembre 1996, Philomène McKenzie et son fils George McKenzie portent cette défense devant les tribunaux.
La judiciarisation ne marque donc pas le début de leur combat. Elle constitue la poursuite, par le droit, d’une défense du territoire que Philomène menait déjà sur le terrain et que George a menée à ses côtés.
Au cœur de la Cause McKenzie se trouve la protection du « Titre aborigène de la bande traditionnelle de la rivière Mishtashipu (Moisie) » et des droits revendiqués sur leur territoire ancestral.
Dans leur mémoire du 17 janvier 2003, Philomène McKenzie, mère de clan, chasseuse, pêcheuse et trappeuse, et son fils George McKenzie, chasseur et trappeur, déclarent formellement agir en leur nom et au nom de la famille McKenzie. Ils se présentent comme membres de la Nation innue et descendants directs des Autochtones ayant occupé et possédé de façon continue le territoire revendiqué depuis des temps immémoriaux et, à tout le moins, avant 1603.
Les procédures visent notamment la reconnaissance de leur titre indien, de leurs droits ancestraux ainsi que de leurs droits personnels et usufructuaires. Le territoire est notamment décrit dans le mémoire comme le lot 294 de la Réserve à Castors du Saguenay, d’une superficie approximative de 1 000 milles carrés, au nord-est de Sept-Îles.
Philomène et George McKenzie revendiquent l’autorité, la juridiction et la propriété de leurs terres traditionnelles, leur usage et leur occupation, ainsi que leurs droits de chasse, de piégeage et de pêche et leurs droits relativement aux ressources naturelles.
Ils affirment que ces droits n’ont jamais été cédés par la famille McKenzie ni par leurs ancêtres. Pour Philomène et George, la protection de ce territoire s’inscrit dans une continuité : préserver ce qui leur a été transmis par leurs ancêtres afin de pouvoir le transmettre aux générations futures.
De Philomène à George McKenzie
Philomène et George McKenzie ont porté ensemble la Cause McKenzie dès sa judiciarisation en 1996.
Après le décès de sa mère, George McKenzie n’a jamais cessé de poursuivre le combat qu’il menait à ses côtés, assurant ainsi la continuité de la démarche entreprise avec elle.
De la défense menée sur le territoire à celle poursuivie devant les tribunaux, une même responsabilité traverse les générations : protéger le « Titre aborigène de la bande traditionnelle de la rivière Mishtashipu (Moisie) », préserver l’héritage transmis par les ancêtres et le transmettre aux générations futures.
Le territoire traditionnel de la famille McKenzie
Philomène McKenzie, mère de clan, chasseuse, pêcheuse et trappeuse, et son fils George McKenzie, chasseur et trappeur, ont porté ensemble la Cause McKenzie.
Dans leur mémoire du 17 janvier 2003, ils déclarent agir en leur nom et au nom de la famille McKenzie. Ils affirment être des descendants directs des Autochtones ayant occupé et possédé de façon continue le territoire revendiqué « depuis des temps immémoriaux » et, à tout le moins, avant 1603.
Le territoire visé par les procédures entreprises le 30 décembre 1996 est décrit comme le lot 294 de la Réserve à Castors du Saguenay, d’une superficie approximative de 1 000 milles carrés, situé au nord-est de Sept-Îles.
Philomène et George McKenzie y revendiquent notamment la reconnaissance de leur titre et de leurs droits ancestraux, le droit à l’usage et à l’occupation de leurs terres traditionnelles ainsi que des droits liés à la chasse, au piégeage, à la pêche et aux ressources naturelles.
Philomène et George McKenzie affirment également que ces droits n’ont jamais été cédés par la famille McKenzie ni par leurs ancêtres.